Pour ne pas défaire le monde …

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14 mai 2020

Pour ne pas défaire le monde …

Nous sommes à nouveau appelé. C’est plus qu’un privilège de voir nettement allumé pour nous, le feu vert qui nous laisse emprunter le chemin d’une nouvelle mission. Radio France Internationale (RFI) et son équipe ‘’Atelier des Médias’’ nous donnent une parcelle d’encre et un fagot de plumes afin que d’une autre manière, nous puissions une fois encore contribuer à guérir le monde. Parce qu’en réalité, notre planète se transforme de plus en plus en un hôpital ouvert où se bousculent humanité et nature, où s’opposent l’effronterie pestilentielle des Hommes et l’immuabilité impitoyable de la nature.

 Les Hommes veulent connaître la nature ; c’est bien. Seulement qu’ils se rendent à l’évidence, qu’on ne comprendra la nature qu’en lui désobéissant.  Désobéir à ses normes et ne pas obéir à ses principes.  Ç’est  justement la première maladie de l’humanité que notre plume trempée dans l’encre de Mondoblog va avant tout contribuer à guérir. L’Homme tend à ne plus être un bon élève de la nature parce qu’il aime trop la défier. Défier l’environnement, braver la nature pour entre autres  raisons hypocrites la nécessité de l’agriculture. C’est ainsi que pour trouver rémission, l’Homme a inventé le développement durable. L’altération du monde si elle n’est pas forcément née avec la révolution industrielle, a tout au moins commencé à grandir avec l’âge de l’invention des premières machines et autres équipements mis au point à la lumière du dix-huitième siècle et dont l’objectif n’a pas fini de libérer l’homme avant de commencer à soigner son orgueil qu’il veut lui-même sans cesse grandissant.

Nous pouvons écrire pour guérir. Nous allons écrire pour décrire. Décrire comment ici et là-bas,  des Hommes peuvent panser leurs propres plaies ouvertes dans le doux cœur de la nature ; transcrire comment ailleurs, des têtus  et éternels recalés de l’école de la protection de la nature se réunissent pour sécher leurs larmes en s’accrochant à la promotion et à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable. C’est pourtant la première et la dernière noble tâche qu’il nous faut maintenant exécuter ; retrouvant notre Chemin de Damas mais aussi notre fière vanité d’humain méritant le monde.

C’est ce monde que la communauté Mondoblog contribue à conserver depuis maintenant une dizaine d’années, dans toute son originalité, dans toute sa nature initiale, celle qui nous permet de bien marchander avant que le sort ne ferme la dernière page du livre de sa propre histoire dans le cours de l’accomplissement de son sempiternel recommencement.

Vous allez beaucoup nous lire dans nos lignes pour l’agriculture et vous allez souvent nous entendre dire à travers nos mots pour l’environnement. Mais vous devez également vous préparer à nous comprendre lorsque nous nous mettrons dans tous nos états pour vous amener à comprendre nos opinions quelle qu’elles soient  au sujet de l’agenda 2030 des Nations Unies et sa folle course qui est prête à finir dans l’abysse du temps. Le temps qui tisse toujours en complicité avec l’Homme, le sort qu’il veut silencieusement à travers ses actions qui néanmoins ne sont toujours pas les plus décentes qu’il faut pour soigner la nature et même guérir l’humanité toute entière.

 Nous allons apporter à la communauté Mondoblog, notre part d’inspiration pour mieux faire  vivre à nos lecteurs, ses immenses valeurs et ses enrichissantes cultures aussi diverses que multiples, au travers desquelles ses bloggeurs voient le plus bel avenir de l’humanité et la magnifique histoire que nous avons le devoir de laisser dans les entrailles du monde afin qu’il ne se défasse indéfiniment. Ainsi aurions-nous brillamment salué la mémoire à plus que jamais vivante de Albert Camus qui, au soir de son Prix Nobel avait déjà eu l’impression belle que « Chaque génération sans doute se croit vouer à refaire le monde… »

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